Près de 70 professionnels et collectivités au 10ème séminaire de l’hôtellerie de plein air en Anjou

Anjou tourisme et le Syndicat Départemental de l’hôtellerie de plein air ont organisé le 10ème séminaire de l’hôtellerie de plein air en Anjou. Près de 70 professionnels et collectivités étaient présentes  à Brain-sur-l’Authion au camping de Port Caroline ce mercredi 02 octobre pour faire un point sur la saison 2019 et aborder des sujets d’actualités pour développer l’offre de l’hôtellerie de plein air en Anjou.

Une saison qui s’annonce très bonne pour les professionnels de l’hôtellerie de plein air en 2019 !

Tous les voyants sont au vert pour les professionnels de l’hôtellerie de plein air de Maine et Loire en 2019. Les premiers chiffres révélés par l’observatoire d’Anjou tourisme s’avèrent meilleurs que l’année 2018. En attendant d’avoir la confirmation du moins d’aout et septembre, l’année 2019 peut être une année record en terme de nuitées touristiques pour le département ! Cela confirme la bonne santé du secteur de l’hôtellerie de plein air en Anjou qui a su s’adapter aux nouvelles demandes des clientèles touristiques et à investir dans de nouveaux équipements.

Camping du port Caroline à Brain sur l'Authion lors du séminaire hotellerie de plein air en Anjou
Séminaie hotellerie de plein air en Anjou
Hotellerie de plein air en anjou

Thème 1 : Confier à un opérateur privé la gestion de son camping ? Quels contrats et partenariats public – privé ?

Si le secteur de l’hôtellerie de plein air a le vent en poupe, une partie du parc est en train de mourir. Devenus trop chers et contraignant à entretenir pour les communes, mais trop petits pour intéresser les grandes chaînes d’hôtellerie de plein air, les campings municipaux deviennent un casse-tête pour les élus.

La croissance sectorielle est captée pour l’essentiel par la partie moyen-haut de gamme du parc, qui n’a cessé de se renforcer depuis une dizaine d’années par de substantiels investissements et l’arrivée de nouveaux acteurs. Or, l’apparent paradoxe avec la disparition de nombreux campings est appelé à s’amplifier. Comme le souligne Eric Legros, « le phénomène s’accélère », sachant qu’il ne concerne pas que de petits campings, et pas forcément non plus des établissements municipaux.

Outre les difficultés auxquelles sont confrontées certaines communes, l’hôtellerie de plein air est confrontée à deux phénomènes. D’abord le « papy-boom », l’arrêt de l’activité de nombreux exploitants et la problématique, jugée « compliquée » de la transmission d’entreprise. Ensuite, l’évolution du milieu naturel et l’impact du réchauffement climatique, sachant qu’un quart des 8.000 campings en France sont situés dans une zone à risque.

Dans ce contexte, la Fédération a sonné la mobilisation générale sur la réflexion autour des petits campings à redynamiser et sur les partenariats public-privé.

En effet, pour confier au secteur privé l’exploitation d’un terrain de camping, une municipalité peut recourir à une régie, une délégation de service public, un bail commercial ou à un bail emphytéotique… Mais quelle convention appliquer, pour quelle durée, quel loyer facturer, quelle clause de résiliation indiquer et pour quelles indemnités ?

Il s’agit de réfléchir au meilleur partenariat « gagnant-gagnant » entre la collectivité et le gestionnaire délégué en fonction des intérêts de chacun et du potentiel de développement du camping.

Un document est en cours de réalisation au niveau national à destination des professionnels et des collectivités pour les aider à y voir plus clair dans les différentes possibilités de contrats de gestion.

Autant de questions auxquelles a tenté de répondre M. Legros de la FRHPA Lorraine.

thème 2 : « Mon camping, un jardin paysager »

« L’Anjou, une terre de végétal » ! Cette identité végétale affirmée du territoire reste à ce jour insuffisamment valorisée dans le positionnement des entreprises touristiques.

« Pourtant, la sécheresse que nous avons vécue cet été nous démontre tout l’intérêt de mieux réfléchir collectivement à une gestion harmonieuse et équilibré de notre environnement. La végétation joue un rôle très important au quotidien. Elle permet de garder une température agréable et de protéger l’écosystème. » explique Christophe Fréry, paysagiste conseil à son auditoire.

« Le végétal, la nouvelle thérapie des vacances », un positionnement pour l’Anjou ? : Fraicheur, immersion, équilibre, vitalité, bien-être par les plantes…, le végétal soigne le corps et l’esprit et les vacances sont un moment privilégié pour en profiter… renchérie-t’il.

La thématisation de son camping à travers la végétalisation peut être un angle fort de positionnement pour une clientèle touristique urbaine à la recherche d’un environnement sain et de grands espaces végétalisés.

Toutefois, la végétalisation de son camping n’est pas sans contrainte et nécessite pour les professionnels une bonne organisation pour l’entretien, un choix adapté des végétaux et la mise en œuvre de bonnes pratiques pour la récupération des eaux pluviales.

Christophe Frery, paysagiste conseil est intervenu pour éclairer les professionnels de l’hôtellerie de plein air à ces enjeux de végétalisation et de développement durable de ces entreprises touristiques.

 

Article publié par Rodolphe LIGONNIERE

Responsable du pôle Ingénierie et développement des filières,

Anjou tourisme

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